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MESSAGE DU PAPE
JEAN-PAUL II
À mon Vénérable Frère Le Cardinal Edward Idris Cassidy Président du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens
Je suis heureux d’adresser par votre intermédiaire mes très chaleureuses
salutations à toutes les personnes prenant part à la Consultation qui se déroule
actuellement entre évêques anglicans et catholiques.
En particulier, je salue affectueusement Sa Grâce l’Archevêque de Cantorbéry,
le Très Révérend Dr George Carey, qui, avec vous, a convoqué cette assemblée
spéciale. J’ai eu, à diverses occasions, la joie de rencontrer Sa Grâce, en
particulier lorsqu’il est venu en visite à Rome, en 1996, et quand nous avons
ouvert ensemble la Porte Sainte de la Basilique Saint-Paul-Hors-Les-Murs, le 18
janvier dernier. En chacune de ces occasions, nous avons prié avec ferveur pour
le rétablissement de la pleine unité visible que le Christ veut pour ses
disciples.
Je désire aussi saluer plus particulièrement mon frère le Cardinal Aloysius
Ambrosic et l’Évêque anglican Terence Finlay de l’Ontario qui vous ont
accueillis à Toronto, ainsi que tous ceux qui ont tant travaillé à la préparation
de cette rencontre.
Pendant plus de trente ans, la Communion anglicane et l’Église catholique ont
cheminé côte à côte vers le rétablissement de l’unité, guidés par le
Saint-Esprit qui conduit à la vérité. En certains lieux, de très nets progrès
ont été enregistrés, des liens étant nés de la prière commune et de
l’action concertée pour l’amour de l’Évangile. Dans d’autres cas,
notre cheminement s’est révélé plus lent. Notre dialogue international,
l’ARCIC, nous a permis d’espérer sincèrement que ce parcours commun
n’ait pas été réalisé en vain, bien que de nouveaux et sérieux obstacles
aient ralenti notre progression.
Dans la Déclaration commune que nous avons signée en décembre 1996,
l’Archevêque de Cantorbéry et moi-même affirmions qu’“il [semblait]
opportun, à cette étape de notre parcours, d’examiner plus en détail la façon
dont les relations entre la Communion anglicane et l’Église catholique
peuvent progresser”. Je suis heureux d’apprendre que votre rencontre à
Mississauga, en cette année jubilaire de l’incarnation du Seigneur, répond
à cette suggestion. Je prie pour qu’elle porte d’importants fruits.
Je remercie tous ceux qui ont si généreusement entrepris un long voyage et
accepté de consacrer une partie de leur temps à cette Consultation. La
recherche de l’unité dans la vérité, qui nous permettra de proclamer l’Évangile
avec puissance et sans réserves, ressemble à la quête d’une perle rare.
Avec vous tous, je prie le Seigneur pour qu’il vous accorde la sagesse, la
patience, le repentir et la charité, afin que les liens spirituels qui ont
toujours existé entre catholiques et anglicans puissent être renforcés et même,
lorsque cela est possible, encore plus approfondis.
Du Vatican, 9 mai 2000
IOANNES PAULUS PP. II
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