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ACADÉMIE
PONTIFICALE POUR LA VIE DÉCLARATION La finalité du présent document est d’apporter une
contribution au débat qui se développe et ne cesse de s’amplifier dans la
littérature scientifique et éthique, comme dans l’opinion publique, sur la
production et l’utilisation des cellules
souches embryonnaires. Par conséquent, en raison de l’importance
croissante que prend le débat sur leurs limites et leur licéité, une
réflexion s’impose pour mettre en évidence leurs implications éthiques. Dans une première partie, on exposera très brièvement
les données les plus récentes de la science sur les cellules souches, et les
données de la biotechnologie sur leur production et leur utilisation. Dans
une seconde partie, on attirera l’attention sur les problèmes éthiques les
plus importants que soulèvent ces nouvelles découvertes et leurs
applications. Aspects scientifiques L’expression “cellule souche” a pour définition communément acceptée - même si quelques aspects
demandent encore un plus grand approfondissement - d’être une cellule qui a
deux caractéristiques: 1) la capacité
d’auto-renouvellement illimité, c’est-à-dire de se reproduire
longtemps sans se différencier; 2) la capacité
de donner naissance à des cellules progénitrices de transition, avec
une capacité limitée de prolifération, cellules dont proviennent des
populations de cellules hautement différenciées (nerveuses,
musculaires, hématiques, etc.). Depuis trente ans environ, ces cellules ont
constitué un vaste domaine de recherches, soit dans des tissus adultes [i], soit dans des tissus embryonnaires et dans des cultures in
vitro de cellules souches embryonnaires d’animaux d’expérimentation[ii]. Mais l’attention publique pour ces cellules a été
récemment attirée par le franchissement d’un nouveau pas : la production
de cellules
souches embryonnaires humaines. Les cellules souches embryonnaires humaines La préparation de
cellules souches embryonnaires humaines (ES, ESc, Embryo
Stem cells) implique aujourd’hui[iii]: 1) la production
d’embryons humains et/ou l’utilisation
des embryons surnuméraires provenant de la fécondation in
vitro ou de la cryoconservation; 2) leur
développement jusqu’au stade de blastocyste initial; 3) le prélèvement
des cellules de l’embryoblaste ou masse cellulaire interne (ICM) -
opération qui nécessite la destruction de
l’embryon; 4) la mise en
culture de ces cellules sur une couche nourricière de fibroblastes
embryonnaires irradiés de rats en terrain adapté, où elles se multiplient
et s’associent jusqu’à former des colonies; 5) mises
en culture répétées des cellules des colonies obtenues, qui conduisent
à la formation de lignées de cellules capables de se multiplier indéfiniment, tout
en conservant les caractéristiques de cellules souches (ES) pendant des mois
et des années. Cependant, elles ne constituent que le point de départ
pour la préparation des lignées de
cellules différenciées, à savoir des cellules qui possèdent les
caractéristiques propres aux différents tissus (musculaires, nerveux,
épithéliales, hématiques, germinaux, etc.). Les méthodes pour les obtenir
sont encore à l’étude[iv]; mais l’inoculation d’ES humaines chez les animaux d’expérimentation
(rat), ou leur culture in
vitro en terrain conditionné jusqu’à leur association, ont démontré
qu’elles sont capables de donner naissance à des cellules différenciées
qui dériveraient, dans le développement normal, de trois petits follicules
embryonnaires différents : endoderme (épithélium intestinal), mésoderme
(cartilage, os, muscle lisse et strié) et exoderme (épithélium neural,
épithélium squameux)[v]. Ces résultats ont ébranlé le monde scientifique autant
que biotechnologique - en particulier médical et pharmacologique - de même
que le monde commercial et médiatique: grandes apparaissaient les
espérances laissant envisager que les applications qui pourraient en
résulter ouvriraient des chemins nouveaux et plus sûrs pour la thérapie de
maladies graves, chemins que l’on est en train de rechercher déjà depuis
des années[vi]. Mais c’est surtout le monde politique qui fut
ébranlé[vii]. Aux États-Unis en particulier, face au Congrès, qui
depuis des années déjà refusait de soutenir avec des fonds fédéraux des
recherches dans lesquelles seraient détruits des embryons humains, les
réponses furent entre autres: les fortes pressions du NIH (National Institutes of Health)
afin d’obtenir des fonds au moins en vue de l’utilisation des cellules
souches produites par des groupes privés; et les recommandations de la part
du NBAC (National Bioethics Advisory
Committee), institué par le Gouvernement fédéral pour l’étude
du problème, afin que soient octroyés des fonds publics non seulement pour
la recherche sur les cellules souches embryonnaires, mais aussi pour leur
production ; plus encore on insiste pour que soit définitivement annulé
l’avis en vigueur qui fait office de loi sur l’usage des fonds fédéraux
pour la recherche sur les embryons humains. Vont également dans le même sens la Grande-Bretagne, le
Japon et l’Australie. Le clonage thérapeutique Il était apparu évident que l’usage thérapeutique des
ES, comme telles, comportait des risques notables, puisqu’elles étaient
cancérigènes, comme on l’avait constaté dans l’expérimentation sur le
rat. Il aurait donc été nécessaire de préparer des lignées spéciales de cellules différenciées en fonction des besoins ; et il ne
semblait pas possible de les obtenir dans un court laps de temps. En
réalité, même si on avait réussi, il aurait été bien difficile d’être
certain de l’absence totale de cellules souches dans ce qui est inoculé ou
dans l’implant thérapeutique, avec les risques qui s’y rattachent; et, de
plus, on aurait dû recourir à des traitements ultérieurs pour surmonter l’incompatibilité
immunologique. Pour ces raisons, on proposa trois chemins de “clonage thérapeutique”[viii], qui puissent préparer des cellules souches
embryonnaires humaines pluripotentes avec un patrimoine génétique bien défini,
cellules auxquelles on ferait emprunter ensuite la différenciation désirée.
1. Transfert
du noyau d’une cellule d’un sujet donné dans un oocyte humain énucléé,
suivi d’un développement embryonnaire jusqu’au stade de blastocyste et de
l’utilisation des cellules de la masse cellulaire interne (ICM), en vue d’obtenir
les ES et, à partir d’elles, les cellules différenciées souhaitées. 2. Transfert du
noyau d’une cellule d’un sujet donné vers un oocyte d’un autre animal.
Un éventuel succès devrait conduire - comme on le suppose - au
développement d’un embryon humain, qu’on pourrait utiliser comme dans le
cas précédent.
3. Reprogrammation
du noyau d’une cellule d’un sujet donné en fusionnant le cytoplasme des
ES avec le karyoplaste d’une cellule somatique, obtenant ainsi un “cybride”
: une telle possibilité est encore à l’étude. De toute façon, même
cette voie semblerait exiger une préparation préalable des ES d’embryons
humains. Au stade actuel, la recherche scientifique s’oriente de
préférence vers la première voie, mais il est clair que, du point de vue
moral, comme nous le verrons, les trois solutions envisagées sont
inacceptables. Les cellules souches adultes À partir des études sur les cellules souches de l’adulte
(ASC - Adult Stem Cells),
réalisées durant une trentaine d’années, il était apparu clairement que,
dans de nombreux tissus adultes, sont présentes des cellules souches,
capables de ne donner naissance qu’à des cellules propres à un tissu
donné. On ne pensait donc pas à la possibilité de leur reprogrammation. En
revanche, au cours de ces dernières années[ix], on découvrit aussi dans différents tissus humains des
cellules souches pluripotentes - dans la moelle osseuse (HSCs), dans le
cerveau (NSCs), dans le mésenchyme (MSCs) de divers organes et dans le sang
du cordon ombilical (P/CB, placental/Cord blood) - capables alors de
donner naissance à plusieurs types de cellules, en majorité hématiques,
musculaires et nerveuses. On a vu comment les reconnaître, comment les
sélectionner, comment les stimuler dans leur développement et comment les
conduire à former différents types de cellules matures au moyen de facteurs
de croissance et de protéines régulatrices. Un chemin notable a même déjà
été parcouru dans le domaine expérimental, mettant également en
application les méthodes les plus avancées d’ingénierie génétique et de
biologie moléculaire par l’analyse du programme génétique qui agit dans
les cellules souches[x], et par la transduction de gènes désirés dans des
cellules souches ou progénitrices qui, implantées, sont capables de
restituer leurs fonctions spécifiques à des tissus endommagés[xi]. Il suffit de souligner, sur la base de quelques travaux
cités en note, que, chez l’homme, les cellules souches de la moelle
osseuse, à partir desquelles se forment toutes les lignées de cellules
hématiques, ont comme marqueur de reconnaissance la molécule CD34 et que,
purifiées, elles sont capables de reconstituer l’intégralité de la
population de cellules hématiques chez les patients qui reçoivent des doses
ablatives de radiations et de chimiothérapie, et cela à une vitesse
proportionnelle à la quantité utilisée de cellules. Plus encore, on a
déjà des indices sur la manière d’orienter le développement des cellules
souches nerveuses (NSCs) en utilisant différentes protéines - parmi
lesquelles la neuroréguline et la protéine 2 osteomorphogène (BMP2, Bone
Morphogenetic Protein 2)
-, qui sont capables de conduire les NSCs à devenir des neurones ou des
cellules gliales (cellules neuronales de soutien, productrices de myéline) ou
encore du muscle lisse. La satisfaction, malgré tout prudente, avec laquelle se
concluent beaucoup des travaux cités est un indice des grandes promesses que
les “cellules souches adultes” permettent d’entrevoir pour une thérapie
efficace de nombreuses pathologies. Ainsi, D. J. Watt et G. E. Jones
affirment : “Les cellules souches musculaires, de la lignée myoblastique
embryonnaire ou adulte, peuvent devenir des cellules de plus grand intérêt
pour des tissus différents du tissu d’origine, et être la clé de
thérapies futures, même pour des maladies autres que des maladies d’origine
myogène” (p. 93); J. A. Nolta et D. B. Kohn soulignent : “Les progrès
dans l’utilisation de la transduction génique dans les cellules souches
hématopoïétiques ont conduit à lancer des expérimentations cliniques. Les
informations que l’on en obtiendra guideront les développements futurs. En
définitive, la thérapie génique pourra permettre de traiter des maladies
génétiques et acquises sans rencontrer les complications dues aux
transplantations de cellules allogènes” (p. 460) ; et D. L. Clarke et J.
Frisén confirmaient : “Ces études suggèrent que les cellules souches
dans les différents tissus adultes peuvent être beaucoup plus proches,
malgré ce que l’on pensait jusque-là, des cellules embryonnaires humaines,
jusqu’à avoir dans certains cas un répertoire très semblable” et “
elles démontrent que des cellules nerveuses adultes ont une large capacité
de développement et sont potentiellement aptes à être utilisées pour
produire une variété de sortes de cellules pour des transplantations en cas
de maladies diverses”. Tous ces progrès et les résultats déjà obtenus en ce
qui concerne les cellules souches de l’adulte (ASC) laissent donc entrevoir
non seulement leur grande plasticité, mais aussi leur grande capacité d’utilisations,
vraisemblablement pas différente de celle des cellules souches embryonnaires
(ES), étant donné que la plasticité dépend en grande partie d’un
contrôle génétique, qui pourrait être reprogrammé. Évidemment, il n’est pas encore possible de comparer
les résultats thérapeutiques obtenus ou ceux qui peuvent l’être en
utilisant les cellules souches embryonnaires et les cellules souches adultes.
En ce qui concerne ces dernières, des expérimentations cliniques[xii] sont déjà
en cours dans différents laboratoires pharmaceutiques; elles laissent
entrevoir de bons succès et offrent des espoirs sérieux dans un avenir
relativement proche. En ce qui concerne les premières, même si différentes
approches expérimentales donnent des éléments positifs[xiii], leur application dans le domaine clinique - en raison
des graves problèmes éthiques et légaux qui y sont liés - demande une
nouvelle et sérieuse prise en considération et un grand sens de la
responsabilité face à la dignité de tout être humain. Problèmes éthiques Étant donné la nature du document, on formulera
brièvement les problèmes éthiques essentiels posés par ces nouvelles
technologies, indiquant la réponse qui se dégage d’une prise en
considération attentive du sujet humain depuis le moment de sa conception;
cette prise en considération est à la base de la position affirmée et
proposée par le Magistère de l’Église.
Le premier
problème éthique, fondamental, peut être ainsi formulé: “Est-il
moralement licite de produire et/ou d’utiliser des embryons humains vivants
pour la préparation d’ES?" La réponse est négative, pour les raisons suivantes: 1. Sur la base d’une analyse biologique complète, l’embryon
humain vivant est - à partir de la fusion des gamètes - un sujet
humain avec une identité bien définie, qui, dès ce moment-là,
commence son propre développement de façon coordonnée, continue et graduelle, de
sorte qu’il ne pourra être considéré, à aucun stade ultérieur, comme un
simple amas de cellules[xiv]. 2. Il s’ensuit que, comme “individu humain”, il a droit
à sa vie propre ; c’est pourquoi toute intervention qui n’est pas en
faveur de l’embryon lui-même constitue un acte qui lèse ce droit. La
théologie morale a depuis toujours enseigné que, dans le cas du “ius certum tertii”, le système du probabilisme n’est pas
applicable[xv]. 3. Par conséquent, l’ablation de la masse cellulaire
interne (ICM) du blastocyste, qui altère de façon grave et irréparable l’embryon
humain, en arrêtant son développement, est un acte gravement
immoral et donc gravement illicite. 4. Aucune fin considérée
comme bonne, telle l’utilisation de cellules souches qui pourraient en
être obtenues pour la préparation d’autres cellules différenciées en vue
de traitements thérapeutiques dont on pourrait beaucoup attendre, ne
peut justifier une telle intervention. Une fin bonne ne rend pas bonne une
action en soi mauvaise. 5. Pour un catholique, cette position est confirmée par
le Magistère explicite de l’Église qui, dans l’encyclique Evangelium vitæ - en se référant aussi à l’Instruction Donum
vitæ de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi - affirme: “L’Église
a toujours enseigné, et enseigne encore, qu’au fruit de la génération
humaine, depuis le premier moment de son existence, doit être garanti le
respect inconditionnel qui est moralement dû à l’être humain dans sa
totalité et dans son unité corporelle et spirituelle : ‘L’être
humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception,
et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne,
parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être innocent à
la vie’”[xvi]. Le deuxième
problème éthique peut être formulé ainsi: Est-il moralement licite de réaliser le “clonage thérapeutique”
à travers la production d’embryons humains et la destruction qui en
résulte pour la production d’ES ? La réponse estnégative, pour la raison suivante : Tout type de clonage thérapeutique qui implique la
production d’embryons humains puis leur destruction, en vue d’en obtenir
des cellules souches, est illicite, car on revient à la question éthique
précédemment exposée, qui ne peut recevoir qu’une réponse négative [xvii]. Le
troisième problème éthique peut être formulé ainsi: Est-il
moralement licite d’utiliser les ES et les cellules différenciées qui en
proviennent, éventuellement fournies par d’autres chercheurs ou que l’on
peut trouver dans le commerce? La réponse est négative, car au-delà du partage, formel
ou non, de l’intention moralement illicite de l’agent principal, dans le
cas présent, il y a une coopération matérielle très proche dans la
production et la manipulation d’embryons humains de la part des producteurs
ou des fournisseurs. En conclusion, le sérieux et la gravité du problème
éthique posé par la volonté d’étendre au domaine de la recherche humaine
la production et/ou l’utilisation d’embryons humains, même dans une
perspective humanitaire, apparaissent comme évidents. Le fait, désormais vérifié, qu’il est possible d’utiliser
des cellules souches adultes
pour atteindre les finalités auxquelles on souhaiterait parvenir avec les
cellules souches embryonnaires
- même s’il faut encore beaucoup de développements ultérieurs dans l’un
et l’autre domaines avant d’avoir des résultats clairs et
définitifs - indique la première position comme la voie la plus
raisonnable et la plus humaine en vue d’un progrès convenable et valable
dans ce domaine nouveau qui s’ouvre à la recherche et qui permet d’envisager
des applications thérapeutiques prometteuses. Cela représente sans aucun
doute une grande espérance pour un bon nombre de personnes qui
souffrent. Le Président Le Vice-Président
Cité du Vatican, 25 Août 2000. NOTES BIBLIOGRAPHIQUES
[i] Cf. M. LOEFFLER, C. S. POTTEN, Stem cells and cellular pedigrees - a conceptual introduction, in C. S. POTTEN (éd), Stem Cells, Academic Press, London (1997), pp. 1-27; D. Van der KOOY, S. WEISS, Why Stem Cells?, Science (2000), 287, pp. 1439-1441. [ii] Cf. T. NAKANO, H. KODAMA, T. HONJO, Generation of lymphohematopoietic cells from embryonic stem cells in culture, Science (1994), 265, pp. 1098-1101; G. KELLER, In vitro differentiation of embryonic stem cells, Current Opinion in Cell Biology (1995), 7, pp. 862-869; S. ROBERTSON, M. KENNEDY, G. KELLER, Hematopoietic commitment during embryogenesis, Annals of the New York Academy of Sciences (1999), 872, pp. 9-16; [iii] Cf. J. A. THOMSON, J. ITSKOVITZ-ELDOR, S. S. SHAPIRO et all., Embryonic stem cell lines derived from human blastocysts, Science (1998), 282, pp. 1145-1147; G. VOGEL, Harnessing the power of stem cells, Science (1999), 283, pp. 1432-1434. [iv] Cf. F. M. WATT, B. L. M. HOGAN, Out of Eden: stem cells and their niches, Science (2000), 287, pp. 1427-1430. [v] Cf. J. A. THOMSON, J. ITSKOVITZ-ELDOR, S. S. SHAPIRO et all., op. cit. [vi] Cf. U. S. CONGRESS, OFFICE OF TECHNOLOGY ASSESSMENT, Neural Grafting: Repairing the Brain and Spinal Cord, OTA-BA-462, Washington, DC, U. S. Government Printing Office (1990); A. McLAREN, Stem cells: golden opportunities with ethical baggage, Science (2000), 288, p. 1778. [vii] Cf. E. MARSHALL, A versatile celi line raises scientific hopes, legal questions, Science (1998), 282, pp. 1014-1015; J. GEARHART, New potential for human embryonic stem cells, Ibidem, pp. 1061-1062; E. MARSHALL, Britain urged to expand embryo studies, Ibidem, pp. 2167-2168; 73 SCIENTISTS, Science over politics, Science (1999), 283, pp. 1849-1850; E. MARSHALL, Ethicists back stem celi research, White House treads cautiously, Science (1999), 285, p. 502; H. T. SHAPIRO, Ethical dilemmas and stem cell research, Ibidem, p. 2065; G. VOGEL, NIH sets rules for funding embryonic stem cell research, Science (1999), 286, p. 2050; G. KELLER, H. R. SNODGRASS, Human embryonic stem cells: the future is now, Nature Medicine 1999, 5, 151-152; G.J. ANNAS, A. CAPLAN, S. ELIAS, Stem celi politics, ethics and medical progress, Ibidem, pp. 1339-1341; G. VOGEL, Company gets rights to cloned human embryos, Science (2000), 287, p. 559; D. NORMILE, Report would open up research in Japan, Ibidem, p. 949; M. S. FRANKEL, In search of stem cell policy, Ibidem, p. 1397; D. PERRY, Patients voices: the powerful sound in the stem cell debate, Ibidem, p. 1423; N. LENOIR, Europe confronts the embryonic stem cell research challenge, Ibidem, pp. 1425-1427; F. E. YOUNG, A time for restraint, Ibidem, p. 1424; EDITORIAL, Stem cells, Nature Medicine (2000), 6, p. 231. [viii] D. DAVOR, J. GEARHART, Putting stem cells to work, Science (1999), 283, pp. 1468-1470. [ix] 9 Cf. C. S. POTTEN (éd), Stem Cells, Academic Press, London (1997), p. 474; D. ORLIC, T. A. BOCK, L. KANZ, Hemopoietic Stem Cells: Biology and Transplantation, Ann. N. Y. Acad. Sciences, vol. 872, New York (1999), p. 405; M. F. PITTENGER, A. M. MACKAY, S.C. BECK et all., Multilineage potential of adult human mesenchymal stem cells, Science 1999, 284, pp. 143-147; C. R. R. BJORNSON, R.L. RIETZE, B. A. REYNOLDS et all., Turning brain into blood: a hematopoietic fate adopted by adult neural stem cells in vivo, Science (1999), 283, pp. 534-536; V. OUREDNIK, J. OUREDNIK, K. I. FARK, E. Y. SNYDER, Neural Stem cells - a versatile tool for cell replacement and gene therapy in the centra! nervous system, Clinical Genetics (1999), 56, pp. 267-278; I. LEMISCHKA, Searching for stem cell regulatory molecules: Some general thoughts and possible approaches, Ann. N.Y. Acad. Sci. (1999), 872, pp. 274-288; H. H. GAGE, Mammalian neural stem cells, Science (2000), 287, pp. 1433-1438; D. L. CLARKE, C. B. JOHANSSON, J. FRISEN et all., Generalized potential of adult neural stem cells, Science (2000), 288, pp. 1660-1663; G. VOGEL, Brain cells reveal surprising versatility, ibidem, pp. 1559-1561. [x] Cf. R. L. PHILLIPS, R.E. ERNST, I.R. LEMISCHKA, et all., The genetic program of hematopoietic stem cells, Science (2000), 288, pp. 1635-1640. [xi] Cf. D. J. WATT, G. E. JONES, Skeletal muscle stem cells: function and potential role in therapy, in C. S. POTTEN, Stem Cells, op. cit., pp. 75-98; J. A. NOLTA, D. B. KOHN, Haematopoietic stem cells for gene therapy, ibidem, pp. 447-460; Y. REISNER, E. BACHAR-LUSTIG, H.-W. LI et all., The role of megadose CD34+ progenitor cells in the treatment of leukemia patients without a matched donor and in tolerance induction for organ transplantation, Ann. N.Y.Acad. Sci. (1999), 872, pp. 336-350; D. W. EMERY, G. STAMATOYANNOPOULOS, Stem cell gene therapy for the ß-chain hemoglobinopathies, ibidem, pp.94-108; M. GRIFFITH, R. OSBORNE, R. MUNGER, Functional human corneal equivalents constructed from cell lines, Science (1999), 286, pp. 2169-2172; N. S. ROY, S. WANG, L. JIANG et all., In vitro neurogenesis by progenitor cells isolated from the adult hippocampus, Nature Medicine (2000), 6, pp. 271-277; M. NOBLE, Can neural stem cells be used as therapeutic vehicles in the treatment of brai tumors?, ibidem, pp. 369-370; I. L. WEISSMAN, Translating stem and progenitor cell biology to the clinic: barriers and opportunities, Science (2000), 287, pp. 1442-1446; P. SERUP, Panning for pancreatic stem cells, Nature Genetics (2000), 25, pp. 134-135. [xii] E. MARSHALL, The business of Stem Cells, Science (2000), 287, pp. 1419-1421. [xiii] Cf. O. BRUSTLE, K. N. JONES, R. D. LEARISH et all., Embryonic stem celi-derived glial precursors: a source of myelinating transplants, Science (1999), 285, pp. 754-756; J. W. McDONALD, X.-Z. LIU, Y. QU et all., Transplanted embryonic stem cells survive, differentiate and promote recovery in injured rat spinal cord, Nature Medicine (1999), 5, pp. 1410-1412. [xiv] Cf. A. SERRA , R. COLOMBO, Identiy and Status of the Human Embryo: the Contribution of Biology; in PONTIFICIA ACADEMIA PRO VITA, Identità and Statute of Human Embryo, Libreria Editrice Vaticana, Città del Vaticano (1998), pp.106-158. [xv] Cf. I. CARRASCO de PAULA, ll rispetto dovuto all'embrione umano: prospettiva storico-dottrinale, in idem, pp. 9-33; R. LUCAS LUCAS, Statuto antropologico dell'embrione umano, in idem, pp.159-185; M. COZZOLI, L'embrione umano: aspetti etico normativi, in idem, pp. 237- 273; L. EUSEBI, La tutela dell'embrione umano: profili giuridici, in idem, pp. 274-286. [xvi] JEAN-PAUL II, Encyclique «Evangelium vitæ» (25 mars 1995), Acta Apostolicæ Sedis 87 (1995), pp. 401-522; cf. aussi CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, Instruction sur le respect de la vie humaine naissanete et la dignité de la procréation «Donum Vitæ» (22 février 1987), Acta Apostolicæ Sedis 80 (1988), pp. 70-102. [xvii] Cf. CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, op. cit., I, n. 6; C.B. COHEN (éd), Special Issue: Ethics and the cloning of human embryos, Kennedy Institute of Ethics Journal (1994), n. 4, pp. 187-282; H. T. SHAPIRO, Ethical and policy issues of human cloning, Science (1997), 277, pp. 195-196; M.L. DI PIETRO, Dalla clonazione animale alla clonazione dell'uomo?, Medicina e Morale (1997), n .6, pp. 10992005; A. SERRA, Verso la clonazione dell'uomo? Una nuova frontiera della scienza, La Civiltà Cattolica (1998) I, pp. 224-234; Id., La clonazione umana in prospettiva "sapienziale", Ibid., pp. 329-339. |
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