JEAN-PAUL II
AUDIENCE GÉNÉRALE
Mercredi 26 Novembre 1997
Chers Frères et Surs,
La célébration du Jubilé de l'An 2000 nous invite à
contempler Jésus Christ, qui a inauguré une histoire nouvelle pour
toute la communauté humaine. Jean ouvre son Évangile par ces mots:
«Au commencement était le Verbe» (1,1). Il nous rend attentifs à
la préexistence divine du Fils de Dieu; le commencement dont il parle est
absolu, il s'agit de l'éternité même. Jean se fonde sur une
parole de Jésus, qui s'applique à lui-même le nom de Dieu révélé
à Moïse: «Je suis» (Ex 3,14). Ce nom exprime à
la fois la présence de Dieu dans le monde et son mystère
inaccessible. Jésus partage la condition humaine, mais il a conscience de
son être éternel; ses paroles et ses actions ont une valeur unique
et définitive pour l'humanité de tous les temps.
L'uvre de Jésus comporte deux aspects étroitement unis:
d'une part il libère l'humanité du mal, action que lui seul peut
pleinement accomplir, et, d'autre part, il communique aux hommes la vie divine
pour réaliser la création nouvelle.
Avançons vers le Jubilé en professant fermement notre foi au
Christ, «Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu». Grâce au Sauveur, l'histoire
humaine a un sens et une direction; elle est comme fécondée par l'éternité.
Pour tous, c'est une source d'espérance et de réconfort d'entendre
Jésus dire à ses disciples: «Je suis avec vous tous les jours
jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).
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J'accueille volontiers les personnes de langue française présentes
à cette audience. Je leur souhaite d'avancer sur leurs chemins dans la
lumière du Christ Sauveur et je les bénis de grand cur.
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