JEAN-PAUL II
AUDIENCE GÉNÉRALE
Mercredi 15 Octobre 1997
Chers Frères et Surs,
Les croyants ont toujours loué la Vierge Marie d'avoir été
choisie pour être la Mère de Dieu et d'avoir coopéré à
l'uvre de la Rédemption. Ils expriment leur amour pour la Mère
de l'humanité à qui Jésus a confié saint Jean au
pied de la Croix. Dès les débuts du christianisme, on a honoré
la Vierge, conformément aux paroles du Magnificat: «Toutes
les générations me diront bienheureuse» (Lc 1, 48).
Présente au commencement et à la fin de la vie de son Fils,
Marie continue à assister les fidèles qui se réfugient sous
sa protection, l'implorant dans tous leurs dangers et leurs besoins, comme le
dit la prière du Sub tuum praesidium (cf. Constitution Lumen
gentium, n. 66). Elle fut représentée à une époque
très ancienne dans la catacombe de Priscille et, dès saint Justin,
on parle d'elle comme de la Nouvelle Ève. Son culte liturgique se développa
encore après que le Concile d'Éphèse l'eut saluée du
nom de Theotokos, Mère de Dieu. La fête de Marie Mère
de Dieu était célébrée le 15 août à Jérusalem
dès le début du Ve siècle.
Le culte marial, qui n'a cessé de se répandre, est destiné
à se développer en harmonie avec l'approfondissement du mystère
du Christ, pour s'enraciner dans la vie du peuple de Dieu.
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J'accueille avec plaisir les pèlerins de langue française,
notamment le groupe des religieuses ursulines, les différents groupes
paroissiaux et les jeunes présents à cette audience.
À chacun d'entre vous, mes chers amis, je donne de grand cur ma
Bénédiction apostolique !
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